Nahum Gutman (1898–1980) est l’un des fondateurs de la peinture israélienne, dont les œuvres sont devenues la chronique visuelle du jeune État.
Il est arrivé en Palestine enfant et a grandi avec Tel Aviv — la première ville juive construite sur les dunes de sable. C’est cette ville qui est devenue son sujet principal : les marchés animés du Carmel, les maisons blanches de style Bauhaus, les cafés arabes de Jaffa, les pêcheurs au bord de la mer.
Son style est vif, presque enfantin par sa spontanéité. Les couleurs saturées de la Méditerranée, des contours nets, la joie des choses simples. Les critiques appelaient cela « l’expressionnisme naïf », l’artiste lui-même disait qu’il dessinait simplement ce qu’il aimait.
Outre la peinture, Gutman a illustré des livres et écrit des histoires pour enfants — ses héros étaient amis avec les chameaux, les commerçants et la mer.
Aujourd’hui à Tel Aviv, le Musée Nahum Gutman est situé dans le quartier historique de Neve Tzedek — on peut y voir à quoi ressemblait cette ville il y a cent ans, à travers les yeux d’un homme qui l’aimait vraiment.
L’art israélien n’est pas seulement « Bezalel ». Ce sont aussi des gens qui regardaient simplement autour d’eux et ne pouvaient s’empêcher de dessiner.


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